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11/11/2010

RASSEMBLEMENT DU 11 NOVEMBRE

Nous étions une soixantaine ce matin à nous être rassemblés devant le monument des Français libres au rond point Kennedy. Un appel à resister contre une loi injuste, qui vient d'être promulguée le 10 novembre 2010.

Nous avons terminé la matinée par un péage gratuit.

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RETRAIT

DE LA LOI SUR LES RETRAITES PROMULGUEE LE 10 NOVEMBRE 2010

Appel à la résistance le 11 novembre 2010

L’AG nîmoise, ouverte à tous, syndiqué(e)s, non syndiqué(e)s, appelle à défendre nos retraites et les conquêtes sociales issues du programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R) : ag.nimes@laposte.net

En ce jour de commémoration des morts de la Grande Guerre, nous voulons rappeler que le travail compte aussi ses morts. Alors que les riches jouissent de la hausse de l'espérance de vie en bonne santé, il est urgent de rappeler que dans un grand pays développé comme la France, un demi-millier de salariés meurt chaque année d'accident au travail, bien avant l'âge de la retraite, et qu'un nombre identique meurt de « maladies professionnelles ». Nous n'oublions pas bien entendu la montée dramatique des suicides dus à l'intensification du travail et du harcèlement moral des hiérarchies, ni le destin des sans-travail qui mourront sans retraite.

Se souvenir de leur combat et de leurs espoirs pour un monde meilleur, plus juste et solidaire, doit nous mobiliser aujourd’hui pour créer nos propres résistances face à cette casse organisée sans précédent.

« Pour mobiliser les ressources immenses d’énergie du peuple français, pour les diriger vers l’action salvatrice dans l’union de toutes les volontés, le C.N.R décide : D’inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d’entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n’existe encore et à enrôler les patriotes non organisés. (...)

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération : (…) Afin de promouvoir les réformes indispensables : (...)

b) Sur le plan social :

Le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ; un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ; la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ; la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ; un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ; la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ; l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie (…); une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ...»*

*Extraits du Programme du Conseil National de la Résistance, publié le 24 mars 1944, sous le titre « Les Jours heureux »

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