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28/03/2012

PIEGE A CONS ELECTIONS? OU ABSTENTION?


 

Nous avons réfléchi dans ce livre à la "démocratie réelle" que nous voulons et à l'abîme qui la sépare de la démocratie représentative qui nous gouverne aujourd'hui ; cela nous amène à nous interroger sur la signification politique du vote, et sur le choix de participer ou non aux élections en particulier aux présidentielles de 2012.

Vous pouvez feuilleter le livre sur le site calaméo, le télécharger en PDF ici-même ou encore en commander un ou plusieurs exemplaires papiers (voir onglets suivants)

Nos trajets en covoiturage nous permirent de discuter assez longuement de maints sujets. Le politique était le plus important. Forts de notre plein accord sur la nécessité d'une autre démocratie, une vraie, mais forts aussi de nos divergences,nous avons eu envie de co-écrire ce petit livre.

Notre choix est d'en faire la distribution gratuite en copyleft et d'auto-fabriquer les exemplaires papier qui nous seront commandés, pour les vendre à peu près à prix coûtant.

Donner nos points de vue, non pas pour « en imposer », mais pour affirmer qu'une réflexion collective sur notre démocratie usée et démoralisante, sur ses élections bien sûr, est une nécessité. Pour nous, il y a là une clé essentielle pour sortir de l'impasse générale - économique, sociale, politique, écologique - dans laquelle nous sommes. Autant dire que nous voyons dans la création d'une vraie démocratie, c'est-à-dire directe, populaire, « LA » priorité. C'est par exemple une clé sans aucun doute essentielle, pour la mise en œuvre de mesures qui soient à la hauteur de l'urgence écologique dont on commence heureusement à faire grand cas.

Donner son point de vue, quiconque le souhaiterait pourrait le faire dans une vraie démocratie, où le vulgum pecus, « la vile multitude » choisirait ensemble son destin. Une démocratie de débat et de responsabilisation dans laquelle chacun de nous deviendrait peu à peu mieux informé et plus intelligent grâce aux autres, cela à son rythme propre.

Qui mieux que nous, peuple pris collectivement, pourrait être en mesure de reconstruire dans l'intérêt général un avenir commun désirable et durable ?

Qui est aussi peu soumis que nous aux pressions des puissants intérêts financiers et industriels, aux sollicitations des lobbies qu'ils soient locaux, nationaux ou européens ?

Notre réponse est claire : surtout pas une classe politique professionnelle ou une élite sociale imbue de ses privilèges et « lévitant » sa vie spectaculaire au-dessus de nos têtes et de notre intérêt général.

Aucun pouvoir représentatif de droite ou de gauche, aucun individu en particulier fut-il sur-diplômé et génial, beau-parleur et affirmant sa différence, n'est à même de faire des choix réellement démocratiques et collectivement pesés.

Pour affirmer cela, nous nous appuyons bien plus sur l'observation des faits que sur une préférence idéologique. Nous faisons le constat d'une incapacité permanente et générale du monde politique, ruiné par les choix partisans et les mesures dérisoires, les connivences et les conflits d'intérêts, l'auto-reproduction et la logique de classe.

Comme cela devrait toujours l'être, notre lecture de cette réalité commune veut se soumettre au débat critique.

Dans une démocratie directe, d'un grand débat qui prend son temps, surgirait la meilleure décision, celle qui mêle intérêt général et niveau de conscience existant à une époque. Une décision qui sans être conforme à telle ou telle opinion, serait respectée par chacun dans ce cadre d'une démocratie reconnue comme réelle.

Pas comme dans notre démocratie représentative où le résultat du dernier référendum, celui de 2005 sur la constitution pour l'Union européenne, parce qu'il ne plaisait pas à nos élites, fut annulé par les parlementaires réunis au château de Versailles début 2008, quelques mois après l'élection de Sarkozy.

Bref une démocratie directe qui, objecteront certains, comporte des risques.

« Quoi : une démocratie populaire ! Ouh, les populistes ! C'est la porte ouverte à la médiocratie, à toutes les régressions, au fascisme, au communisme... s'exclameront les esprits les plus colonisés par la misanthropie ou l'élitisme, deux sentiments (faux) jumeaux au demeurant fort bien diffusés.

Il est vrai que nous nous pensons bêtes et que nous ne nous aimons pas beaucoup. Ou plutôt, nous sommes tellement désolés d'être entourés de gens médiocres et de constater que l'humanité ne vaut décidément pas grand chose, sauf nous bien sûr...

Incroyable « philosophie » de vie personnelle et collective, surprenante base d'éducation pour les enfants !!

Quoi qu'il en soit, peut-on raisonnablement dire que la voie sur laquelle nous nous trouvons comporte moins de risques ?

Le système - démocratie représentative alliée au capitalisme financier globalisé - ne nous montre-t-il pas qu'il ne s'agit plus seulement de risques mais déjà d'une crise profonde et bien présente, d'excès en tous genres et de catastrophes qui s'annoncent ?

Et si la construction d'un autre avenir était désormais uniquement entre nos mains ? Et s'il s'avérait que le passage à une démocratie directe et donc réelle, loin d'être un rêve ou une illusion, était en réalité une nécessité et une priorité pour notre réflexion et nos actions présentes ?

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