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11/05/2012

GEORGES FRANCOIS LEÇLERC, NOUVEAU PREFET DU GARD

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PORTRAIT

 

Georges François Leclerc, âgé de 44 ans, ancien directeur de cabinet de Roseline Bachelot, auprès de laquelle il géra plus particulièrement le dossier de la grippe A.

Une carrière déjà longue

Diplomé de l'Institut politique de Paris et ancien élève de l'ENA, Georges-François Leclerc a effectué l'essentiel de sa carrière dans les ministères.

Il a débuté comme administrateur civil au ministère de l'Économie en 1993.

En 1997, il est nommé sous-préfet, chargé de mission auprès du préfet des Yvelines pour s'occuper de la politique de la ville. En 1999, il devient sous-préfet de Segré (Maine-et-Loire).

Deux ans plus tard, il entre, comme directeur adjoint, au cabinet de Roseline Bachelot, ministre de l'Écologie et du Développement durable.

En 2004, il devient chargé de mission auprès de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi.

En 2005, il est sous-directeur de l'administration et de la logistique à la direction de la Défense et de la Sécurité civile au ministère de l'Intérieur, avant d'occuper les fonctions de sous-directeur de l'administration générale et des finances à la direction générale de la police nationale.

En mai 2007, il est nommé directeur du cabinet de la ministre de la santé, Roseline Bachelot, poste qu'il occupera jusqu'en février 2010. Il avait été nommé préfet hors-cadre en 2009.

Georges-François Leclerc a été nommé le 2 mars 2011 directeur de cabinet adjoint de Claude Guéant, ministre de l'Intérieur.

 


On parle de lui...

Roselyne et son directeur: la douce et le brutal

Sale ambiance au cabinet de Roselyne Bachelot? Pour le moins... Ce matin, un petit entrefilet dans le Journal officiel fait état de changements inédits. On apprend, ainsi, « qu'en cas d'empêchement de Georges-François LECLERC, directeur du cabinet, délégation est donnée à Olivier LE GALL, directeur adjoint du cabinet, à Yann BUBIEN, directeur adjoint du cabinet, chargé du dialogue social, et à Jean-Patrick SALES, directeur adjoint du cabinet, chargé de la gestion des crises sanitaires et de la santé environnementale, à l'effet de signer, au nom de la ministre de la santé et des sports, tous actes, arrêtés et décisions, à l'exclusion des décrets »...

Qu'en déduire? De fait, ces changements pointent la place, de plus en plus importante, que prend le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot au sein du ministère de la santé. Et surtout ils signent un constat: la ministre et son directeur de cabinet, -Roselyne Bachelot et Georges François Leclerc-, forment un drôle de couple.

C'est comme au cinéma. L'une joue la franchise, le premier degré, sur l'air de « je n'ai rien à vous cacher ». L'autre est roublard, cachotier, adore les coups en douce et les coups de force. Il conçoit sa fonction comme celle d'un grand stratège, il peut être agressif, crie souvent. Bref entre les deux, c'est une parfaite division du travail: la douce et le brutal.

Tous les deux sont inséparables. Il a été son directeur de cabinet quand elle était ministre de l'écologie, il l'a suivie à la santé. La ministre de la santé le défend toujours, y compris quand au dernier renouvellement ministériel il était envisagé son départ.

Depuis quelques mois, Georges François Leclerc est pourtant sur la sellette, en particulier depuis le conflit dans les hôpitaux au printemps dernier où il a voulu jouer au plus fin sans beaucoup de succès. Pour bon nombre de syndicalistes et institutionnels hospitaliers, il est une des causes du malaise ambiant. Les syndicats des professions de santé se plaignent amèrement de ne plus avoir de contacts. Et pointent "des relations méprisantes" que celui ci entretient avec eux.

L'homme a , pourtant, des qualités. Il est intelligent, travailleur, a souvent une bonne distance avec le monde de la santé, mais voilà, comme beaucoup d'autres il est encombré par lui même dans ce monde des cabinets ministériels où les égos sont étouffés.

Il adorerait qu'on parle de lui. Il sait être cassant.  Il peut être attachant. En tout cas, il se méfie des médecins. En fait, il donne le sentiment de se méfier de tout le monde, mais pour autant il sait ne jamais mécontenter les gens de l'Elysée. Il a été nommé récemment préfet.

Sa dernière réussite? C'est lui qui a eu la drôle d'idée de proposer la suppression du DIC (droit à l'image collective) pour les sportifs, mettant à mal les rapports entre la ministre et le monde du sport.

Quand on le critique, Roselyne Bachelot n'en démord pas. Elle le défend avec force. « S'il y a un souci, c'est moi la responsable », aime-t-elle répéter. On vous le disait, le duo est inséparable. Jusqu'à quand?

Eric Favereau

 

Entretien avec M. Georges François Leclerc, Directeur du cabinet de Mme Roselyne Bachelot-Narquin, le 18 juillet 2007

 

Le SNIASS a fait part :

 

  • de ses positions et réflexions sur la situation des services et des effectifs,
  • de ses revendications sur la revalorisation de la carrière des IASS

Ce que M. Leclerc a dit

Mme Bachelot a déclaré devant la conférence des DRASS du 28 juin 2007 : « j’attirerai l’attention du Premier Ministre, en lien avec M. Bertrand, Mme Boutin et M. Hortefeux, sur l’objectif de stabilité des effectifs pendant la conduite du changement ». Conformément à ces propos, Mme Bachelot défend avec ardeur cette position dans les discussions budgétaires en cours. C’est à l’arbitrage du Premier Ministre qui devrait se prononcer avant le premier conseil de ministres du mois d’août. Mais ça va être très dur et les ministres sont tenus à la solidarité ministérielle…

M. Leclerc considère que le rapprochement dans un même ministère de la santé de la jeunesse et des sports auxquels il ajoute l’action associative constitue un choix politique important et une opportunité pour les services.

La création d’agences régionales de la santé sera à l’ordre du jour dès septembre 2007 avec une hypothèse de départ prévoyant a minima un périmètre « ARH plus URCAM » et peut être élargi sans attendre au secteur médico-social. Mais la réflexion se poursuit et il y aura discussion sur ce périmètre.

Par contre, aucune nouvelle décentralisation n’est à l’ordre du jour (rappelons qu’il y a encore peu de temps, réforme de l’Etat et décentralisation étaient présentées comme indissociables…).

M. Leclerc se déclare très intéressé par l’expérience menée dans le département du Lot de réorganisation de services fondée sur une forte mutualisation,

Le grand dossier prioritaire pour Mme Bachelot concerne la maladie d’Alzheimer.

Il n’y a pas de ministère unique responsable du programme support 124 « conduite et soutien des politiques sanitaires et sociales ». Les trois ministres (Bachelot, Bertrand et Boutin) exercent une responsabilité conjointe en la matière.

Ce que le SNIASS a dit

Nous avons énoncé nos positions sur la situation des services et des effectifs en nous appuyant sur les constats faits notamment par le rapport sur l’adéquation missions – moyens de l’administration sanitaire et sociale (nombre et complexité des missions, dispersion des activités, fragilité des services déconcentrés) et sur l’appréciation, que nous partageons pleinement, de la secrétaire générale, Mme Bonnet-Galzy regrettant que l’analyse de la dynamique des missions n’a pas été menée en parallèle de celle des moyens, pas plus au regard des évolutions passées qu’au regard d’une démarche prospective.

Nous avons dénoncé une fois de plus l’absence d’étude d’impact sur les tâches des services de mesures comme par exemple la mise en oeuvre de la loi sur le droit au logement opposable, le doublement des missions d'inspection dans le cadre de la lutte contre la maltraitance... et le refus ensuite de reconnaître le besoin de moyens supplémentaires pour y faire face.

Face à l’expérience du Lot qui impressionne tant M. Leclerc, nous avons exprimé notre refus d’une logique d’ « intégration-dissolution » des services que l’on peut qualifier d’horizontale et de départementaliste. Nous avons exprimé notre préférence pour une démarche verticale, respectant l’unité de l ‘administration sanitaire et sociale avec une bonne cohérence des missions et une bonne répartition des tâches aux trois niveaux territoriaux : régional, interdépartemental et départemental. Si une logique régionale et interdépartementale doit prévaloir, il n’y a pas de raison que les préfets de département gardent la capacité de s’y opposer.

Les services déconcentrés rassemblent des agents ayant des compétences techniques diverses et tout à fait complémentaires qu’il serait dommageable de disperser. Le souci d’une bonne articulation entre sanitaire et social ne relève pas d’une idéologie mais s’appuie sur l’expérience des praticiens que nous sommes.

Dans le choix d’un rapprochement entre santé, jeunesse et sports, il est fait silence sur le social. Et M. Leclerc n’a apporté aucune réponse sur ce plan.

Nous avons fait état de la plate-forme de positions communes SMISP-SPHISP-SNIASS-APIASS-ANIGS-ADIRASS (en cours d’envoi à Mme Bachelot et M. Bertrand avec demande d’entretien) en mettant l’accent sur le fait que le rassemblement de ces associations et syndicats représentant l’ensemble des cadres des services dans une démarche commune constituait un premier facteur d’organisation et de mobilisation à ne pas négliger.

Concernant les IASS, nous avons fait mention de la pétition de plus de 900 signatures pour une revalorisation statutaire. Nous avons fait valoir que les IASS ne sont pas des administratifs généralistes mais des administratifs en mesure de maîtriser des techniques variées et complexes dans l’exercice des missions qui leur sont confiées. Nous avons indiqué que faute d’offrir aux IASS des perspectives de déroulement de carrière attractives, l’administration se condamnerait à ne plus pouvoir recruter les cadres de valeur dont les services sanitaires et sociaux ont besoin pour assurer les fonctions de mise en œuvre, de contrôle, d’expertise et d’évaluation des politiques publiques ainsi que les capacités d’encadrement des services déconcentrés.

Puisqu’il y est invité, le SNIASS va regarder du côté de l’inspection de la jeunesse et des sports, pour comparer missions et aussi statut.

Nous avons enfin donné notre lecture du slogan « travailler plus pour gagner plus ». Dans les DDASS et les DRASS, les agents travaillent toujours plus et dans des conditions de plus en plus difficiles depuis des années. Il est temps de passer au second terme de l’équation pour le corps de l’inspection de l’action sanitaire et sociale.

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M. Leclerc a conclu en relevant qu’il était particulièrement intéressé par nos réflexions portant sur le besoin d’étude d’impact avant toute décision, la préférence pour une organisation des services verticale et préservant l’unité des champs sanitaire et social et nos arguments en faveur d’une revalorisation de la carrières des IASS.

Il nous a demandé de regarder de plus près l’expérimentation du Lot (encore elle…) et de réfléchir aux avantages pouvant résulter du rapprochement voulu par la ministre entre santé, jeunesse et sports.

Mme Bachelot va recevoir personnellement les syndicats à la rentrée en septembre, à cette occasion nous lui remettrons notre projet statutaire pour le corps accompagné de la lettre pétition signée par une très large majorité de membres de l’IASS. Nous demandons par ailleurs à la rencontrer collectivement avec les organisations signataires de la plate-forme de positions communes (cf. ci-dessus).

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En complément, voilà ce qu’on peut lire dans une dépêche APM du 16 juillet 2007:

Mme Bachelot a confié à M. Philippe Ritter, préfet honoraire et ancien directeur des ARH de Rhône-Alpes puis Ile-de-France, une mission sur les agences régionales de santé (ARS), chargée de lui faire des propositions sur « le périmètre de compétence, l’organisation et le fonctionnement des ARS, ainsi que sur une réorganisation des services territoriaux de l’Etat et de l’assurance maladie compétents dans ces domaines ». Les conclusions sont attendues pour le 30 octobre 2007 et devront porter sur « un plan d’action et un calendrier détaillé », avec un lancement éventuel des ARS début 2009.

M. Ritter est aussi chargé de conduire l’équipe d’audit dans le domaine de la santé, de la solidarité, de la jeunesse et des sports créée dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) annoncée le 10 juillet dernier par le Premier Ministre. Cet audit va se pencher sur l’organisation des services de l’Etat et leur articulation avec les structures publiques et privées travaillant dans les secteurs de la santé et de la solidarité, et donc notamment sur les rapports entre l’Etat et l’assurance maladie. Il donnera lieu à l’élaboration de scénarios de transformation devant le comité de suivi de la RGPP en novembre 2007, suivi d’une étude d’impact du scénario retenu et un plan de mise en œuvre attendu en février 2008.

Sans plus de commentaires pour l’instant sauf à remarquer que décidément les DDASS et les DRASS sont encore et toujours au centre des préoccupations de ceux qui nous gouvernent… A suivre bien sûr avec une vigilance accrue à la rentrée.

 

Rocky Malunda libéré… mais en sursis

Rocky Malunda devrait être de retour à son domicile savinien ce week-end. Une péripétie supplémentaire dans le séjour de ce Congolais arrivé en France en 2001 et qui échappe pour la troisième fois à une reconduite à la frontière. Un retour qui sonne comme un répit ou un sursis. Aux côtés des Saviniens, les associations, comme les élus, qui se sont mobilisés pour faire lever l'arrêté de reconduite à la frontière qui frappe Rocky Malunda, ne versent pas dans le triomphalisme. Et pour cause.

Déjà interpellé en pleine rue en 2007, Rocky Malunda, dénué de tout papier avait échappé à l'expulsion parce que le consulat du Congo lui avait refusé le laissez-passer qui aurait permis son expulsion vers son pays d'origine. Deux ans plus tard, c'est le même scénario, le même cauchemar qui se reproduit. Interpellé le 16 septembre dernier devant chez lui, Rocky Malunda a été placé au centre de rétention administratif de Metz en attendant sa reconduite à la frontière. Sauf qu'une nouvelle fois le consulat du Congo a refusé l'entrée sur son territoire de Rocky Malunda.

Faute de laissez-passer, le préfet Georges François Leclerc qui a reçu les associations mardi après-midi a abrogé son arrêté de reconduite à la frontière. Le temps de régler les formalités administratives, Rocky Malunda qui a reçu un large soutien de la population devrait pouvoir rejoindre son domicile, sa compagne Georgina et ses deux filles Tatiana et Kellyane ce week-end.

 

Les liens :

http://www.lest-eclair.fr/article/politique/georges-franc...

http://www.lest-eclair.fr/article/politique/le-prefet-de-...

http://www.lest-eclair.fr/article/faits-divers-%E2%80%93-...

http://www.senat.fr/rap/r07-035/r07-0351.pdf

http://www.sniass.fr/articles/view.php?id=105&action=...

 vidéos:

http://www.youtube.com/watch?v=KaNUp8XVFL0

http://www.youtube.com/watch?v=CamK9cBVYcM&feature=re...

http://www.dailymotion.com/video/xhdkk1_le-depart-surpris...

 

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